Une année Saint-Joseph 2020 - 2021 avec le Pape François

Le 8 décembre 1870, jour de la fête de l'Immaculée Conception, le pape Pie IX a déclaré, officiellement et solennellement, « Saint Joseph Patron de l'Eglise Universelle ». Pour marquer le 150ème anniversaire de cet événement, le pape François a choisi de dédier une année spéciale à l'époux de la Vierge Marie, père nourricier (on dit aussi « putatif ») de Jésus, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021. Ainsi, avec tous les catholiques du monde, nous sommes conviés à regarder en direction de Saint Joseph, et à trouver en lui une figure inspirante pour aujourd'hui. 

Les trois Joseph de la Bible 

Il y a trois Joseph dans la Bible : Joseph fils du patriarche Jacob, Joseph le charpentier l'époux de la Vierge Marie, et Joseph d'Arimathie qui donna un tombeau au Seigneur Jésus. Ils ne sont pas étrangers l'un à l'autre ! Déjà dans sa proclamation du 8 décembre 1870, le pape Pie IX expliquait : « De même que Dieu établit le patriarche Joseph, fils de Jacob gouverneur de toute l'Egypte, pour assurer au peuple le froment nécessaire à la vie, ainsi, lorsque furent accomplis les temps où l'Eternel allait envoyer sur la terre son Fils unique pour racheter le monde, il choisit un autre Joseph dont le premier était la figure, il l'établit seigneur et prince de sa maison et de ses biens ; il commit à sa garde ses plus riches trésors ». 

Etymologiquement, le nom « Yowceph » est le participe passé du verbe hébreu « IaSaPh » qui signifie « augmenter ». Dans le Livre de la Genèse, il est ainsi mentionné que lorsque Rachel enfanta son nouveau garçon, « elle le nomma Joseph en disant : Que l'Eternel m'ajoute un autre fils ! ». Ce prénom peut être ainsi traduit par « Dieu ajoute » ou « Dieu augmente ». 

On connait l'histoire de Joseph, fils de Jacob et de Rachel, à Harân (située au sud de la Turquie actuelle), il y a quelque dix-huit siècles avant notre ère, que raconte le Livre de la Genèse (du chapitre 37 au chapitre 50). Il est vendu comme esclave en Egypte par ses frères jaloux. Mais remarqué pour son intelligence, sa droiture, sa beauté aussi, ainsi que pour sa capacité à interpréter les songes, il accède à la Cour de Pharaon et il devient un des ministres de celui-ci, puis le gouverneur de l'Egypte. Capable de miséricorde, il pardonne à ses frères, les sauve de la famine et les aide à s'établir dans le pays. Il est le père de Manassé et d'Ephraim. 

Joseph fils de Jacob est une figure prophétique annonciatrice du Christ Jésus, car le Christ lui aussi a été vendu par les siens. Lui aussi a pardonné à ses frères et les a sauvés, en particulier sauvés de la famine spirituelle en s'offrant à eux (nous) comme Pain de Vie. 

Mais Joseph fils de Jacob est également une sorte de « moule » ou de « matrice » de Joseph époux de la Vierge Marie. Car tous deux ont des songes. Tous deux sont chastes (Joseph fils de Jacob ayant su mettre à distance la femme de Putiphar qui le harcelait). Tous deux ont la garde de leur famille. Tous deux sont descendus en Egypte. Tous deux sont des justes... 

Le troisième Joseph, Joseph d'Arimathie, est également un homme juste. Tel Joseph fils de Jacob qui veilla à la sépulture de son père Jacob (Genèse 50), le Joseph des heures de la Passion de Jésus prit soin du corps mort de ce dernier (Matthieu 27, 57). Alors que Joseph époux de Marie avait mis Jésus nouveau-né dans un berceau de fortune, Joseph d'Arimathie déposa le corps du Seigneur dans un tombeau de secours. 

Ces correspondances entre « les trois Joseph » ne sont pas des coïncidences : elles ont une signification spirituelle. Chacun de ces Joseph a bien « ajouté » quelque chose à l'œuvre de Dieu.

Joseph époux de Marie : un homme juste 

Dans l'Evangile de Matthieu (Mat 1, 24 et Mt 2, 14-21), Joseph apparaît comme un homme qui a un rapport juste avec Dieu. Il cherche à se conformer le plus possible à ce que Dieu attend de lui. 

Dans l'Evangile de Luc (Lc, 2, 21-24 et Lc 2, 41), d'autres aspects sont soulignés. Joseph se conforme à la loi juive en faisant circoncire l'enfant, en le présentant avec sa mère au Temple de Jérusalem, et en se rendant chaque année dans la capitale de David avec les siens pour la fête de la Pâque. 

Surtout, Joseph mérite le titre biblique de « juste » parce qu'il n'a pas voulu renvoyer publiquement Marie enceinte d'un autre que lui (il avait choisi une répudiation privée qu'il n'eut pas à appliquer). Il va prendre Marie chez lui conformément à ce qui lui fut révélé en songe, et accepter d'être considéré comme le père de Jésus. Il se rend à Bethléem pour le recensement, obéissant à la volonté des autorités romaines. Mais quand a lieu la persécution d'Hérode, il emmène son épouse et l’enfant en terre d'Egypte, avant de revenir ensuite s'installer à Nazareth. 

Joseph époux de Marie, comme Joseph fils de Jacob (au demeurant, selon la généalogie de Jésus déroulée dans l'Evangile de Matthieu, le père de Joseph époux de Marie s'appelait aussi Jacob !), était un homme habité par Dieu, tout tourné vers les autres et non point centré sur lui. 

Les songes de Joseph le charpentier 

Dans la tradition biblique, les songes font partie des chemins empruntés par la Révélation divine. Joseph fils de Jacob avait dix-sept ans seulement quand, faisant paître les troupeaux, il eut un premier songe : liant des gerbes dans un champ avec ses frères, il vit sa gerbe se lever et les gerbes de ses frères se prosterner devant. Puis survint un deuxième songe : le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant lui ! Ces visions traçaient sa vocation. 

De Joseph, époux de Marie, les Evangiles ne rapportent aucune parole, mais ils nous racontent ses songes, par lesquels Dieu lui a indiqué les voies à parcourir pour que s'accomplissent ses desseins. 

Le premier songe (Mat 1, 18-25) l'a invité à accepter Marie comme son épouse malgré la grossesse qui ne venait pas de lui, et à donner à Jésus son nom. 

Le second songe (Mat 2, 13) l'a incité à prendre, avec Marie et l'enfant, la route de l'exil en Egypte, afin de préserver la vie du nourrisson. 

Le troisième songe (Mat 2, 19) l'a conduit à revenir d'Egypte. 

Le quatrième songe (Mat 2, 22-23) l'a appelé à s'installer à Nazareth, dans le village de son épouse. 

« Lève-toi ! Prends avec toi l'enfant et sa mère et fuis en Egypte » avait dit la voix du songe à Joseph. Celui-ci connaissait l'histoire de Joseph fils de Jacob comme celle de Moïse, les deux patriarches ayant quelque chose à voir avec l'Egypte, mais aussi avec le salut des tribus de Jacob-Israël. En se levant et en prenant deux fois la route, non seulement Joseph a pris ses responsabilités, mais il a aussi contribué à l'Œuvre rédemptrice de Dieu. Dans son cœur se trouvait une espérance nourrie par la connaissance de l'histoire de l'Alliance.

La lettre apostolique « Patris Corde » du pape François

Pour lancer l'Année Saint Joseph, le pape François a publié, le 8 décembre 2020, une lettre apostolique d'une quinzaine de pages intitulée « Patris corde », « Avec un cœur de père ». Il y écrit notamment : « Nous pouvons tous trouver en Saint Joseph l'homme qui passe inaperçu, l'homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments difficiles. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en « deuxième ligne » jouent un rôle inégalé dans l'histoire du salut »

Le pape met particulièrement en avant une « paternité dans la tendresse », qui est le reflet de la tendresse de Dieu lui-même : « Joseph a vu Jésus grandir jour après jour « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2, 52). Tout comme le Seigneur avait fait avec Israël, « il lui a appris à marcher, en le tenant par la main. Il était pour lui comme un père qui soulève un nourrisson tout contre sa joue. Il se penchait vers lui pour lui donner à manger » (Cf Osée 11, 3-4) ».

Le pape François relève encore que Joseph est « père dans l'accueil » : « Joseph accueille Marie sans fixer de conditions préalables. Il se fie aux paroles de l'Ange. La noblesse de son cœur lui fait subordonner à la charité ce qu'il a appris de la loi. Et aujourd'hui, en ce monde où la violence psychologique, verbale et physique envers la femme est patente, Joseph se présente comme une figure d'homme respectueux, délicat qui, sans même avoir l'information complète, opte pour la renommée, la dignité et la vie de Marie. »

Dans sa lettre apostolique que chacun-e est invité-e à lire dans sa totalité, le pape reprend, aussi, bien entendu, les thèmes plus communs de « père travailleur » et de « père dans l'ombre ». A propos de la paternité de Joseph à l'égard de Jésus, et au sujet de la qualification traditionnelle de Joseph comme « très chaste », François note : « On ne nait pas père, on le devient. Et on ne le devient pas seulement parce qu'on met au monde un enfant, mais parce qu'on prend soin de lui de manière responsable. Toutes les fois que quelqu'un assume la responsabilité de la vie d'un autre, dans un certain sens, il exerce une paternité à son égard. (…). Être père signifie introduire l'enfant à l'expérience de la vie, à la réalité. Ne pas le retenir, ne pas l'emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départs. C'est peut-être pourquoi, à côté du nom de père, la tradition a qualifié Joseph de « très chaste ». Ce n'est pas une indication simplement affective, mais la synthèse d'une attitude qui exprime le contraire de la possession. La chasteté est le fait de se libérer de la possession dans tous les domaines de la vie. C'est seulement quand un amour est chaste qu'il est vraiment amour. » 

La prière à Saint Joseph du pape François 

Salut, gardien du Rédempteur,

époux de la Vierge Marie !

A toi Dieu a confié son Fils ;

en toi Marie a remis sa confiance ;

avec toi le Christ est devenu homme. 

Ô bienheureux Joseph,

montre-toi aussi un père pour nous,

et conduis-nous sur le chemin de la vie.

Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,

et défends-nous de tout mal.

Amen.

Le sanctuaire de Saint Joseph de Montluzin, à Chasselay, et ses liens avec Lourdes

La dévotion à l'égard de Saint Joseph s'est développée progressivement dans l'histoire de l'Eglise. Sainte Thérèse d'Avila, au XVIème siècle, se recommandait beaucoup aux prières du père nourricier de Jésus, et elle incitait les autres à faire de même. Mais c'est surtout au XIXème siècle, avec l'apparition d'un nouveau modèle familial (la famille nucléaire urbaine), que cette dévotion a pris une grande importance dans l'Eglise Catholique, plusieurs congrégations religieuses se créant sous son vocable, et plusieurs sanctuaires lui étant dédiés à travers le monde. 

Dans le diocèse de Lyon, un sanctuaire consacré à Saint Joseph existe, depuis les années 1870, sur le territoire de la commune de Chasselay, au lieudit Montluzin. Il est habité depuis quelques années par une communauté nouvelle qui s'est appelée « Famille de Saint Joseph ». L'histoire de ce lieu de pèlerinage mérite d'être rappelée. 

A l'origine de ce sanctuaire, il y a, en effet, trois sœurs très pieuses restées célibataires, qui possédaient par héritage, à Chasselay, près de Lyon, une grosse demeure appelée « château de Mont-Luzin » (située sur le lieu d'un ancien château du XIIème siècle) où elles avaient fait construire une chapelle et avaient établi un dispensaire confié pendant quelques années aux sœurs de Saint Vincent de Paul : les Demoiselles Lacour (Césarine, Marie-Elfride et Marie-Sabine). Comme la plupart des Français de l'époque, ces trois femmes ont été bouleversées et enthousiasmées par les apparitions de Lourdes de 1858. En 1862, elles se sont rendues dans la cité pyrénéenne. Elles y ont rencontré à plusieurs reprises le curé, l'abbé Dominique Peyramale, mais aussi, une fois, Bernadette Soubirous. C'est lors d'un deuxième voyage, en 1863, que les deux sœurs survivantes (après le décès de Césarine, l'aînée) eurent l'idée de faire réaliser, pour la grotte de Lourdes, une statue de la Vierge des apparitions dont la création allait être confiée au célèbre sculpteur lyonnais Joseph Fabish (qui avait déjà réalisé la Vierge dorée qui domine la basilique de Fourvière). Le site de Montluzin possède d'ailleurs une maquette de cette statue faite à partir des indications de Bernadette, assez différente de la statue finale. En 1864, l'abbé Peyramale viendra se reposer au château de Mont-Luzin, consacrant ainsi les liens entre Chasselay et Lourdes. Les Demoiselles Lacour avaient fait la connaissance, à Lourdes, des Sœurs de la Charité de Nevers. C'est à elles que, en 1867, la dernière des sœurs Lacour vivante, Marie-Sabine, légua la propriété de Mont-Luzin. La Congrégation entra légalement en possession de Mont-Luzin en 1872. Mais le site manquait d'eau. Le couvent de Nevers comptait parmi ses sœurs une contemplative réputée pour ses dons extraordinaires de clairvoyance, la sœur Saint-Cyr Jollet. On la sollicita. Celle-ci, après avoir prié, donna pour instructions : « On trouvera de l'eau à trois mètres environ. Voici les conditions : qu'on élève une statue à Saint Joseph et, plus tard, une chapelle en son honneur qui deviendra un lieu de pèlerinage ». On trouva en effet de l'eau, et un pèlerinage fut instauré. La chapelle consacrée à Saint Joseph fut construite et bénie en 1932. 

Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, le couvent de Montluzin a été au centre de terribles combats et d'un effroyable massacre. En juin 1940, l'armée française est défaite et l'armée allemande déferle sur l'ensemble du pays. Le gouvernement militaire de Lyon tente d'établir une ligne de résistance au pied de l'éperon du Mont d'Or. Le soir du 17 juin, une quinzaine de soldats français et une quarantaine de tirailleurs sénégalais se présentent à la mère supérieure du couvent, Mère Clotilde Cauchard, sollicitant de pouvoir installer en ce lieu leurs batteries. Dans la journée du 19 juin 1940, soldats de l'Armée française et soldats allemands du régiment « la Grande Allemagne » s'affrontent durement, mais les défenses françaises tombent et le couvent est envahi par les unités ennemies. Les soldats allemands se vengeront en exterminant, ce jour-là et les jours suivants, tous les soldats africains qu'ils trouveront, au couvent et dans les environs, soit 188 victimes ! Mère Clotilde se préoccupa de faire ensevelir les corps. Depuis novembre 1942, ceux-ci reposent dans la nécropole nationale du « Tata » de Chasselay. Un émouvant sanctuaire.

Christian Delorme

 

Edito de JUILLET 2021

Le chemin du bonheur : savoir rendre grâce 

Un groupe de chrétiens retraités avec lequel je me retrouve régulièrement depuis plusieurs années, avait choisi récemment de faire le point sur toutes les évolutions dont nous avons pu bénéficier entre 1920 et aujourd'hui. La liste s'est avérée impressionnante, de la découverte du vaccin contre la tuberculose en 1927 au développement d'Internet depuis les années 1990 (le premier courriel a été envoyé en 1971 !), en passant par l'utilisation de la chimiothérapie contre les cancers dès 1956 et la généralisation de la téléphonie mobile depuis le milieu des années 1990. Les femmes présentes relevaient, quant à elles, les progrès énormes accomplis sur le plan de l'égalité entre femmes et hommes (même s'il y a encore du chemin à faire !), tandis que d'autres membres du groupe témoignaient combien le Concile Vatican II leur avait ouvert les chemins d'une foi chrétienne vécue dans la liberté et la joie. Personne dans le groupe ne ressentait l'envie de dire qu'il aimerait revenir « aux temps d'avant ». Chacun-e, d'ailleurs, pensant à la vie qui avait été celle de ses parents ou encore de ses grands-parents, mesurait combien toutes les évolutions autant technologiques que sociétales qui ont ponctué les cent dernières années, leur ont offert plus de confort, plus de liberté... et plus d'espérance de vie ! Plusieurs parmi les membres du groupe reconnaissaient que, s'il n'y avait eu autant de progrès réalisés en particulier au plan de la santé, ils seraient morts depuis déjà longtemps ! 

Le monde des hommes a certainement été, depuis les origines de l'humanité (c'est ce que nous enseigne le Livre de la Genèse en relatant le meurtre d'Abel le juste par son frère Caïn !), un monde dur, où pour vivre et survivre il faut déployer des efforts énormes. Nous devons aussi être conscients, nous gens d'Europe occidentale, que nous faisons partie des privilégiés de la Planète, ce qui est facile à vérifier quand nous comparons nos conditions d'existence à celles de la majorité de nos frères et sœurs humains. Néanmoins, alors que nous étions 1,811 milliard d'habitants sur la Terre en 1920, nous nous retrouvons 7,8 milliards cent ans plus tard. Quatre fois plus ! Et contrairement à ce qui a été craint à une époque, il a été possible de faire face aux besoins vitaux de la majorité. Tout est, certes, fragile. Les guerres n'ont pas disparu, bien au contraire ! La maltraitance de la Planète, avec notamment le réchauffement climatique, la déforestation massive et la pollution des océans, fait courir de terribles dangers à l'humanité. Mais si les forces de destruction sont toujours à l'œuvre et parfois – hélas ! – sont victorieuses, en même temps les capacités de l'homme à triompher en face des nouveaux défis sont bien là. Nous venons de le vérifier avec la mise au point de vaccins contre la Covid-19 en seulement un an, grâce à une mutualisation mondiale des recherches.

 Celles et ceux qui portent un regard négatif sur le monde et sur les hommes, se trompent lourdement. Sans être naïfs ou inconscients en présence de réalités parfois très douloureuses, nous pouvons croire dans l'homme, avoir confiance dans la marche de l'humanité. Ainsi s'accomplit le projet de Dieu. Et savoir rendre grâce pour tout ce qui est beau et bon est le plus sûr chemin du bonheur.

Christian Delorme 

P.S. : Au moment où s'arrête l'aventure du bulletin paroissial mensuel « En Marche », je tiens à dire toute ma reconnaissance à Bernadette Lanoizelet, Marie-Elise Bertail, Marie-Madeleine Brevet et Henri Roth pour tout le temps et tout le talent qu'ils ont consacrés à celui-ci toutes ces dernières années.

Cri des hommes, Cri de Dieu

Ecologie 2021 

par le Père Christian DELORME

Toutes les paroisses de Caluire et Cuire bientôt réunies en un seul grand ensemble !

 

Celles et ceux qui se montrent attentifs à l'annonce des nominations qui, traditionnellement, se fait lors de la messe chrismale, savent déjà que, à compter du 1er septembre prochain, le père Frédéric de Verchère, curé depuis deux ans des anciennes paroisses de l'Immaculée Conception et de Sainte Bernadette, réunies en une seule paroisse Notre Dame des Lumières, et, depuis quelques mois, de la paroisse Notre Dame de la Paix du quartier de Vassieux... deviendra le curé de toutes les paroisses de Caluire et Cuire. Autrement dit : les paroisses de Saint Romain et de Saints Côme et Damien, et aussi la paroisse de Saint Clair feront dès lors partie de sa charge pastorale.

Ce regroupement des paroisses caluirardes et cuirardes, rendu nécessaire notamment du fait de la diminution du nombre de prêtres, mais aussi en raison d'une déchristianisation massive de la société française qui exige une concentration des moyens humains et matériels, était en projet depuis déjà au moins quinze ans. Voici venue l'heure de le mettre en œuvre ! Personnellement j'avais été nommé pour six ans curé de l'ensemble paroissial Saint Romain/Saints Côme et Damien, à compter du 1er septembre 2014. La présente année, j'accomplis donc une année supplémentaire non prévue, ce qui m'aura permis d'être votre pasteur durant sept années... un chiffre qui, dans la Bible, représente la plénitude ! Et c'est vrai – et je vous en remercie tous déjà – que ces années représentent pour moi de vraies années de bonheur.

Vous allez gagner avec Frédéric de Verchère un curé plus jeune (il est né en 1978 à Lyon), beaucoup plus organisé que je ne le suis (avant sa formation pour être prêtre il a fait des études de droit et de comptabilité), qui témoigne d'un vrai zèle missionnaire. Membre d'une fratrie de quatre, il a été ordonné prêtre en juin 2007, il y a donc quatorze ans. Un stage apostolique accompli à Manille, entre 2001 et 2003, auprès des enfants des rues, l'a beaucoup marqué. Successivement prêtre à Tarare puis à Saint Paul de Roanne, il a créé, en 2013, un « Pélé VTT » qui a suscité depuis l'enthousiasme de plusieurs centaines de jeunes.

Cette réunion de toutes les paroisses de Caluire et Cuire va évidemment conduire à des réorganisations, à des ajustements. Les cinq mois qui viennent pourront être mis à profit pour préparer un peu cette mutation. Il y aura, évidemment, quelques sacrifices à accepter, quelques deuils à faire, mais la nouvelle organisation devrait être propice à un nouvel élan pour nos communautés. L'Eglise, en effet, est sans cesse appelée à se réinventer !

En ce qui me concerne... je ne vous quitterai pas pour autant ! En effet, Frédéric de Verchère, sur suggestion de l'évêque, a généreusement accepté que je reste l'année prochaine dans le presbytère de Saint Romain de Cuire, afin de pouvoir continuer à y accueillir de jeunes migrants africains. Je suis nommé, pour la rentrée prochaine, prêtre auxiliaire pour toutes les paroisses de Caluire et Cuire, tout en continuant à porter le souci du dialogue interreligieux dans notre diocèse.

 

Christian Delorme

Calendrier

  • À compter du 30 juin 2021 : les consignes sanitaires s'améliorent...

    • Il est mis fin au couvre-feu et au port du masque en extérieur sauf exceptions (regroupements, files d’attente...) En revanche, le port du masque dans les milieux clos reste obligatoire.
    • Tant que la situation sanitaire le permet, les limites de jauge sont supprimées dans les lieux de culte et tout établissement recevant du public.
    • Seuls sont maintenus les principaux "gestes barrières" (port du masque en milieu clos, usage du gel hydroalcoolique, saluer sans se serrer la main, respecter la distance physique recommandée...). Ces mesures barrières restent nécessaires même en étant vacciné et d’autant plus avec les variants contagieux qui circulent...
  • Les célébrations dominicales à Saints Côme et Damien

    et à Saint Romain durant cet été 2021 

    Samedi 3 juillet messe à 18h à Saints Côme et Damien

    Dimanche 4 juillet messes à 9h et à 10h à Saint Romain

    Samedi 10 juillet célébration de la Parole à 18h à Saints Côme et Damien

    Dimanche 11 juillet messes à 9h et à 10h à Saint Romain 

    Samedi 17 juillet messe à 18h Saints Côme et Damien

    Dimanche 18 juillet messe à 10h à Saint Romain 

    Samedi 24 juillet célébration de la Parole à 18h à Saints Côme et Damien

    Dimanche 25 juillet messe à 10h à Saint Romain 

    Samedi 31 juillet célébration de la Parole à 18h à saints Côme et Damien

    Dimanche 1er août messe à 10h à Saint Romain 

    Dimanche 7 août messe à 18h à Saints Côme et Damien

    Dimanche 8 août messe à 10h à Saint Romain 

    Samedi 14 août messe anticipée de l'Assomption, à 18h à Saints Côme et Damien

    Dimanche 15 août Assomption de la Vierge Marie : messe à 10h à Saint Romain 

    Samedi 21 août messe à 18h à Saints Côme et Damien

    Dimanche 22 août messe à 10h à Saint Romain 

    Samedi 28 août célébration de la Parole à 18h à Saints Côme et Damien

    Dimanche 29 août célébration de la Parole à 10h à Saint Romain 

    Dimanche 5 septembre

    messe d'action de grâces à l'occasion de la fin de mandat du père Christian Delorme

    comme curé de Cuire, à 10h à Saint Romain 

    Messes à l'église Sainte Bernadette à Montessuy

    les dimanches à 10h30 en juillet seulement

    Pas de messe en août 

    Messes à l'église de l'Immaculée Conception à Caluire-Centre

    les dimanches à 10h en août seulement

    Pas de messe en juillet 

    Messes à l'église Saint Denis de la Croix-Rousse

    les dimanches à 11h, en juillet et en août

    DATES À RETENIR 

    • Dimanche 5 septembre : messe à 10h à Saint Romain, célébrée par le Père Christian Delorme.

    Cette célébration sera suivie d'un apéritif festif au 29 rue Guyot avec le Père Christian Delorme. Nous aurons la joie de lui manifester toute notre reconnaissance et de lui exprimer notre gratitude pour sa disponibilité, sa proximité fraternelle, l'écoute de chacun-e en toute circonstance... ainsi que pour toutes les initiatives ayant insufflé un esprit d'ouverture et de partage à la communauté durant les sept années de sa mission au service de l'Ensemble paroissial Sts Côme et Damien – St Romain.

  • Le devenir de l'église Saints Côme et Damien

    Dans le cadre de la nouvelle organisation des paroisses catholiques de Caluire et Cuire, réunies à partir du 1er septembre prochain sous la responsabilité d'un seul curé, le père Frédéric de Verchère, l'église Saints Côme et Damien et ses dépendances vont connaître une nouvelle utilisation. Les évolutions de notre société et de notre Eglise de France (avec une déchristianisation massive et une diminution importante du nombre de prêtres et de religieuses) conduisent, en effet, à la mise en place de « pôles » de témoignage évangélique tels la Maison Notre Dame des Lumières à Caluire-Centre, à un « resserrement » des forces disponibles, et aussi à des mesures d'économie.

    Depuis dix ans déjà, la Communauté Orthodoxe Roumaine de Lyon et de sa région est très présente sur le site de Saints Côme et Damien, puisqu'elle y célèbre des offices tous les dimanches et à l'occasion des grandes fêtes liturgiques du calendrier orthodoxe. Elle va le devenir de plus en plus, car à partir de septembre l'Eglise Catholique n'utilisera plus cette église et ses bâtiments annexes, et l'ensemble sera laissé à la disposition de cette Eglise sœur. 

    L'Eglise Catholique conserve cependant la propriété de ce site bâti voici presque soixante ans par le Père Robert Côte, avec le soutien déterminant d'hommes tels Monsieur Jacques Tollet

    Après le départ des bénédictines du monastère de la Rochette puis celui des sœurs blanches, il est certain que la « reconversion » du site de Saints Côme et Damien s'avère douloureuse pour beaucoup de nos amis qui y ont vécu un certain nombre de moments importants de leur vie personnelle et familiale. En même temps, c'est une consolation (et, pourquoi pas ? une joie) que de savoir que ce sont d'autres frères chrétiens qui vont désormais apporter un nouveau souffle à cet espace. L'Eglise Orthodoxe Roumaine est, avec le Patriarcat de Constantinople, l'Eglise orthodoxe la plus proche au plan des liens fraternels avec l'Eglise Catholique

    Ces dix dernières années, nous n'avons pu que nous féliciter de notre cohabitation avec la Communauté Orthodoxe Roumaine, et particulièrement avec ses pasteurs, le père Ioan Sauca (devenu Secrétaire Général par intérim du Conseil Œcuménique des Eglises en avril dernier) et le père Mihnea Pop. Aussi sommes-nous sûrs que le site continuera d'être un lieu de témoignage œcuménique et de rayonnement de la foi chrétienne. 

    Alors que se profile ce changement important, nous pouvons remercier tout particulièrement, pour son dévouement, Madame Danielle Tonucci, à qui plusieurs curés successifs ont confié la charge de veiller sur ce site de Saints Côme et Damien, dès lors que ne s’y trouvait pas de prêtre résident.

    - Une nouvelle étape pour « Vivre Dignement dans notre Métropole » 

    Vous l’avez sans doute déjà appris par les médias : jeudi 7 mai dernier, notre association a franchi une étape importante avec la signature d’une convention de partenariat avec la Métropole de Lyon.

    Par cette convention, la Métropole met officiellement à disposition des habitants (par notre intermédiaire) le bâtiment du quai Arloing. Elle met également en place un processus rigoureux de suivi pour assurer une meilleure qualité de vie aux habitants et faciliter autant que possible leur insertion. Un effort significatif est ainsi consenti par la Métropole qui a en outre financé des travaux importants de mise en sécurité pour les réseaux d’eau et d’électricité.

    Sur la durée de la convention, soit jusqu’au 30 juin 2022, notre association travaillera étroitement avec les habitants (représentés par 4 référents, dont 3 siègent au CA de l’association) et toutes les parties prenantes (institutionnelles, associatives et citoyennes). Au-delà de la résolution, au quotidien, de tous les petits (ou moins petits) problèmes qui pourront se présenter, deux objectifs majeurs seront poursuivis:

    • préparer la libération du lieu qui devra, à l’issue de la convention, être restitué vacant à la Métropole pour faire ensuite l’objet d’un projet de logements étudiants. Cela passera notamment par l’identification de solutions de relogement adéquates pour un maximum d’habitants ;
    • structurer le fonctionnement du lieu, en formalisant outils et méthodes et en intégrant l’expérience accumulée, et ainsi définir un véritable modèle pouvant être éventuellement répliqué à l’avenir sur d’autres sites.

    Depuis sa création, notre association s’est engagée, aux côtés de nombreux autres acteurs, pour assurer une vie la plus digne possible aux migrants qu’elle accompagne. La convention que nous avons signée est dans la droite ligne de cet engagement et permettra une plus grande efficacité de notre action, au bénéfice des habitants du lieu.

    Votre soutien, sous toutes ses formes, est particulièrement apprécié au moment où nous entamons cette nouvelle phase de notre action.

    Olivier THOMAS Président

    Association Vivre Dignement dans notre Métropole
    N° d'enregistrement W691099459 (Préfecture du Rhône) - SIREN 847 857 679
    67 rue Pierre Brunier - 69300 Caluire et Cuire - tel 07 56 95 35 26

    HelloAsso :  https://www.helloasso.com/associations/vivre-dignement-dans-notre-metropole

    Bienheureuse Vierge Marie !

    Comme elle est heureuse et bénie,

    La femme qui conçut de l'Esprit

    Celui qui était dès avant l'origine !

    Comme elle est heureuse et bénie,

    La femme qui porta en son sein

    Celui devant qui se prosternent les anges !

    Comme elle est heureuse et bénie,

    La femme qui a pu contempler son Fils

    Et son Dieu sur le foin d'une étable !

    Comme elle est heureuse et bénie,

    La femme qui nourrit de son lait

    Celui dont l'amour a créé toute chose !

    Comme elle est heureuse et bénie,

    La femme qui langea de ses mains

    Celui qui revêt pour manteau la lumière !

    Comme elle est heureuse et bénie,

    La femme qui berça dans ses bras

  •  

    Celui qui commande aux puissances du monde ! 

    Comme elle est heureuse et bénie,

    La femme qui nomma par son Nom

    Celui que nul mot ni pensée ne peut dire ! 

    Père Didier Rimaud (1922-2003)

    S'asseoir ! 

    Arrête la course, ferme la télé, la radio,

    dépose ton journal, tes livres,

    éloigne-toi des bavardages.

    Isole-toi dans le calme,

    Assieds-toi, et laisse venir le silence.

    S'asseoir pour Dieu,

    c'est comme si pour Lui

    tu taillais un morceau dans ton temps…

    Et quand on aime, on a le temps, n'est-ce pas ?

    S'asseoir en silence.

    Pour une fois, bâillonne tes soucis et tes envies d'en parler.

    Assieds-toi pour regarder Dieu.

    Et quand on aime, on regarde, n'est-ce pas ?

    S'asseoir avec Dieu,

    prendre du repos avec Lui,

    goûter à Sa Présence.

    Celui qui aime s'assied près de son ami.

    « Le temps de la prière, c'est le temps où Dieu nous refait un visage.

    Prier, c'est retourner aux origines, car tournés vers Dieu, nous retrouvons notre beauté. »

    Charles Singer – Prier – Desclée