Etincelles sur le corps

bbA Noël, nous avons contemplé un nouveau-né appelé Jésus ; huit jours plus tard nous avons écouté le chant du vieillard Syméon devant le nouveau-né. Contempler, regarder, écouter, chanter….Actions multiples de nos sens, manifestations de notre corps vivant.
Eh! oui, le corps est le lieu et le lien de la communication entre Jésus et nous, et entre le senior Syméon et Jésus ; Le corps génère  une communication, une interdépendance entre humains mais pas le corps tout seul car le corps est un  avec l’esprit et l’âme…le corps est la porte de l’esprit et de l’âme, leur voix et leur voie ! «  Ce qui est magnifique, c’est alors même que mon corps, en vieillissant connaît un certain déclin et que mon psychisme (ma mémoire par exemple) peut faiblir, mon âme, elle, n’est pas soumise au déclin, si bien que l’œuvre de vie accomplie en elle constituera un acquis permanent dans la lumière de l’éternité ! » (Henri Buissonnier dans La Vie devant nous p. 79). Le corps est un capital donné à la naissance, géré par nos parents pendant un certain temps et après il revient à chacun de gérer ce capital au mieux.Le corps est lié à l’esprit  et à l’âme ; n’est-ce pas le propre du genre humain ? Ce qui le distingue de l’animal. Corps, esprit et âme sont un ! Que de maladies  physiques sont le retentissement d’un mal psychique, moral, spirituel !… Que de douleurs physiques perturbent notre équilibre  psychique et spirituel !  Prendre conscience que notre corps est un don reçu dès l’entrée de notre vie, ça veut dire : le respecter du début à la fin, l’entretenir, l’alimenter sainement, en prendre soin et non le détériorer par l’excès d’alcool et celui du tabac, par la drogue etc.…le développer, le guérir et le soigner, le goûter »
L’Eglise depuis notre naissance nous accompagne, nous donne part à la puissance de résurrection du Christ, à travers 7 sacrements qui jalonnent notre cheminement humain .A l’étape de la maladie et de la vieillesse qui comporte des handicaps, le sacrement de l’onction nous est offert : une onction d’huile sur le front et sur les mains soutenue par un prière de demande de guérison, Cadeau de la compassion de Dieu envers nous.
Au moment de la mort, corps et esprit disparaissent, notre âme demeure, c’est notre foi ! Et en témoigne l’amour qui résiste à la séparation physique, qui demeure entre les vivants et les morts. « Les morts sont des invisibles et non pas des absents ».J’ai souvent pensé à ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent. Voici c’est la foi en cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris ; c’est l’intuition claire, pénétrante que, par la mort, ils ne son ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants près de nous, heureux, transfigurés. « Je crois à la résurrection de la chair «  telle est la proclamation de notre foi à la fin du Credo.Oui, nos corps  seront de nouveau unis à notre esprit et à notre âme ; ils seront glorifiés, à l’image du Christ Ressuscité, premier-né d’entre les morts.

Sœur Odile Payen