Edito de Novembre 2020

Bienvenue à Monseigneur Olivier de Germay,

nouvel archevêque de Lyon !

Merci à Monseigneur Michel Dubost !

Preuve que les secrets pontificaux sont bien gardés : son nom n'a jamais « fuité » avant l'annonce, le mercredi 22 octobre, de sa nomination au siège de Saint Irénée pour succéder au cardinal Philippe Barbarin ! C'est donc celui qui était, depuis huit ans, le discret et pieux évêque d'Ajaccio que le pape François a choisi de nous donner comme pasteur pour les années à venir : Monseigneur Olivier de Germay de Cirfontaine, 60 ans. Qu'il soit le bienvenu, et que l'Esprit Saint le guide dans cette responsabilité exigeante ! Il sera officiellement intronisé archevêque de notre diocèse le dimanche 20 décembre 2020.

On ne vote pas pour que soit pourvu un siège épiscopal. La nomination d'un évêque est du seul ressort du pape et, bien entendu, des services spécialisés du Saint-Siège, puisque le pape ne peut tout maîtriser. Le fait que telle ou telle personne soit en définitive choisie, répond à plusieurs préoccupations : d'une part les besoins immédiats du diocèse en attente d'un nouveau pasteur ; d'autre part les différents équilibres à respecter, au niveau national comme sur le plan international, entre les différentes manières de vivre la foi catholique. La grande préoccupation du siège pontifical, en effet, c'est l'unité de l'Eglise, la nécessité de tout entreprendre pour que toutes les grandes tendances se sentent prises en compte et qu'il n'y ait pas de facteurs de schismes. De ce point de vue, il n'est certainement pas innocent que Monseigneur de Germay a été nommé officiellement le jour dédié à saint Jean-Paul II. Un évêque wojtylien nommé par un pape latino-américain qui présente des charismes et des sensibilités assez différents de son prédécesseur polonais ? 

Quoiqu'il en soit, un évêque catholique a vocation à... la catholicité. Il est appelé à être l'évêque, le pasteur de tous, et pas seulement celui de ceux qui lui ressemblent. Il arrive, évidemment, avec le poids de son histoire, avec ses allégeances familiales, culturelles, théologiques, politiques, etc., mais il a pour devoir d'apprendre à être à l'écoute et au service de tous, et à faire vivre la communion entre des fidèles (et des prêtres !) qui n'ont pas les mêmes analyses, les mêmes approches, la même théologie, la même spiritualité que lui. Un évêque, bien entendu, marque un diocèse par sa personnalité, mais il doit accepter aussi de se laisser façonner par le diocèse qui lui est confié et dont l'histoire l'a précédé depuis des siècles. Comme le dit le pape François à tous les prêtres (parmi lesquels les évêques) : « Soyez des pasteurs qui portent l'odeur des brebis ! ».

Monseigneur de Germay sera aussi ce que nous en ferons !

Plusieurs commentateurs, même parmi les plus sérieux, ont cru pouvoir écrire que cette nomination était destinée à « un diocèse en recherche d'apaisement ». On me pardonnera de trouver la formule malheureuse. Depuis le 24 juin 2019, nous bénéficions de la présence de Monseigneur Michel Dubost, 78 ans, ancien évêque d'Evry, comme administrateur apostolique ayant tous les pouvoirs d'un archevêque titulaire. Il aura été, pendant dix-huit mois, un pasteur magnifique, « doux et humble de cœur » à la manière du Christ Jésus.

Qu'il soit vivement remercié pour tout !

Christian Delorme