Calendrier

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DURANT LE NOUVEAU CONFINEMENT ET LE MOIS DE NOVEMBRE

 Compte tenu des nouvelles restrictions dues au reconfinement national il n'y aura pas de célébration (baptêmes, mariages, funérailles...) dans nos deux églises, durant tout le mois de novembre, et jusqu'à nouvel ordre autorisant les assemblées (sauf la Messe de 10h à St-Romain limitée à 6 personnes).

Les permanences d'accueil à la Maison Paroissiale sont également suspendues.          

Bien entendu, à l'occasion de décès, un accompagnement sera possible au cimetière.

En cas d'urgence, envoyer un SMS au : 06 85 01 49 75.

Toutes précisions concernant de nouvelles mesures seront communiquées aussitôt par voie d'affichage dans nos deux églises et par les moyens habituels de messagerie (courriel, téléphone...).

 

 

 

 

 

Edito de Novembre 2020

Bienvenue à Monseigneur Olivier de Germay,

nouvel archevêque de Lyon !

Merci à Monseigneur Michel Dubost !

Preuve que les secrets pontificaux sont bien gardés : son nom n'a jamais « fuité » avant l'annonce, le mercredi 22 octobre, de sa nomination au siège de Saint Irénée pour succéder au cardinal Philippe Barbarin ! C'est donc celui qui était, depuis huit ans, le discret et pieux évêque d'Ajaccio que le pape François a choisi de nous donner comme pasteur pour les années à venir : Monseigneur Olivier de Germay de Cirfontaine, 60 ans. Qu'il soit le bienvenu, et que l'Esprit Saint le guide dans cette responsabilité exigeante ! Il sera officiellement intronisé archevêque de notre diocèse le dimanche 20 décembre 2020.

On ne vote pas pour que soit pourvu un siège épiscopal. La nomination d'un évêque est du seul ressort du pape et, bien entendu, des services spécialisés du Saint-Siège, puisque le pape ne peut tout maîtriser. Le fait que telle ou telle personne soit en définitive choisie, répond à plusieurs préoccupations : d'une part les besoins immédiats du diocèse en attente d'un nouveau pasteur ; d'autre part les différents équilibres à respecter, au niveau national comme sur le plan international, entre les différentes manières de vivre la foi catholique. La grande préoccupation du siège pontifical, en effet, c'est l'unité de l'Eglise, la nécessité de tout entreprendre pour que toutes les grandes tendances se sentent prises en compte et qu'il n'y ait pas de facteurs de schismes. De ce point de vue, il n'est certainement pas innocent que Monseigneur de Germay a été nommé officiellement le jour dédié à saint Jean-Paul II. Un évêque wojtylien nommé par un pape latino-américain qui présente des charismes et des sensibilités assez différents de son prédécesseur polonais ? 

Quoiqu'il en soit, un évêque catholique a vocation à... la catholicité. Il est appelé à être l'évêque, le pasteur de tous, et pas seulement celui de ceux qui lui ressemblent. Il arrive, évidemment, avec le poids de son histoire, avec ses allégeances familiales, culturelles, théologiques, politiques, etc., mais il a pour devoir d'apprendre à être à l'écoute et au service de tous, et à faire vivre la communion entre des fidèles (et des prêtres !) qui n'ont pas les mêmes analyses, les mêmes approches, la même théologie, la même spiritualité que lui. Un évêque, bien entendu, marque un diocèse par sa personnalité, mais il doit accepter aussi de se laisser façonner par le diocèse qui lui est confié et dont l'histoire l'a précédé depuis des siècles. Comme le dit le pape François à tous les prêtres (parmi lesquels les évêques) : « Soyez des pasteurs qui portent l'odeur des brebis ! ».

Monseigneur de Germay sera aussi ce que nous en ferons !

Plusieurs commentateurs, même parmi les plus sérieux, ont cru pouvoir écrire que cette nomination était destinée à « un diocèse en recherche d'apaisement ». On me pardonnera de trouver la formule malheureuse. Depuis le 24 juin 2019, nous bénéficions de la présence de Monseigneur Michel Dubost, 78 ans, ancien évêque d'Evry, comme administrateur apostolique ayant tous les pouvoirs d'un archevêque titulaire. Il aura été, pendant dix-huit mois, un pasteur magnifique, « doux et humble de cœur » à la manière du Christ Jésus.

Qu'il soit vivement remercié pour tout !

Christian Delorme

Solidarité avec les plus démunis

Un essai de solidarité/fraternité avec nos frères migrants

Plusieurs membres de notre communauté paroissiale de Cuire sont engagés dans la présence aux migrants qui sont venus chercher refuge dans notre métropole de Lyon. Voici près de deux ans, ainsi, dans le cadre d'un soutien humanitaire apporté aux habitants d'un squat situé à Villeurbanne-Cusset (« L'Amphi Z »), était créée à partir de nos paroisses l'association Vivre Dignement dans notre Métropole (VDM), que préside notre ami Olivier Thomas, à laquelle ont adhéré près de 80 paroissiens. Parmi les participants à nos eucharisties dominicales, se trouve Etienne Bechaux, président de l'ACLAAM, l'Association Catholique pour l'Accueil et l'Accompagnement des Migrants créée dans notre diocèse en 2015 pour soutenir toutes les initiatives des paroisses relatives à cette solidarité. Il y a aussi Frédéric et Marie-Thérèse Monget, très actifs dans le collectif qui, deux ans durant, a apporté son soutien aux occupants du squat de l'ex-collège Maurice Scève de la Croix-Rousse. Et puis François-Régis et Marie Lacroix, qui portent particulièrement le souci du sort des mineurs isolés.

C'est justement par souci du devenir des habitants du squat Maurice Scève que, ces derniers douze mois, j'ai été amené à exercer une mission de médiateur, à la demande du préfet de Région, des responsables de la Métropole, du collectif de soutien et des référents-habitants. Ce mardi 27 octobre, comme cela était prévu, le squat a été fermé. Très bien préparé par les Services de l'Etat, par les responsables de la Métropole, les principaux soutiens et les référents-habitants, cette fermeture de squat s'est déroulée dans le calme et, surtout, dans le respect de la dignité des 152 jeunes qui se trouvaient encore sur le site. A certaines périodes, cet ancien collège à l'abandon a abrité plus de 400 jeunes, tous de jeunes sub-Sahariens (majoritairement guinéens, ivoiriens et gambiens) ! Entre mars et ces derniers jours d'octobre, la solidarité manifestée par beaucoup, la médiation et la bonne volonté des Services de l'Etat et des responsables de la Métropole ont permis que soient orientés vers des hébergements normaux plus de 400 jeunes gens. Un résultat satisfaisant... mais qui est loin de tout régler ! En effet, dans notre métropole, ce sont chaque mois quelque 600 nouveaux demandeurs d'asile qui arrivent, et l'Etat ne parvient à héberger qu'environ 30 % d'entre eux, les autres devant se débrouiller par eux-mêmes ! D'où l'existence des squats. Et quand l'un de ceux-ci est fermé, d'autres voient leurs populations gonfler... et d'autres se créent. Ainsi existe-t-il à Caluire, depuis décembre 2019, à quelques mètres de l'église Sainte Bernadette, au 60, rue Pasteur (dans une ancienne annexe de l'hôpital du Vinatier), un squat qui rassemble plus de 60 Africains, dont quelques couples. A Feyzin, c'est un squat de plusieurs centaines de personnes qui s'est développé et continue de grandir, dans les locaux d'une ancienne école...

Entre juin 2018 et septembre 2019, a vécu au presbytère de Saint-Romain, à mes côtés, Fouad, demandeur d'asile guinéen. Puis lui ont succédé Roland, camerounais, et Mahamat, tchadien. Mahamat, qui a obtenu la reconnaissance du statut de réfugié, est toujours là, serviable et souriant. L'ont rejoint depuis quelques semaines Aboubacar, guinéen, et Klo Allassane, ivoirien, l'un et l'autre ayant été deux des huit référents-habitants de l'ex-squat Maurice-Scève.

Merci à vous tous de me permettre de vivre cette proximité.

Christian Delorme

Bonjour,

C'est un grand et chaleureux merci que je veux vous adresser après la belle rencontre que nous avons partagée ce samedi 12 septembre 2020 à la cathédrale. Merci pour le travail qui a été mené dans vos paroisses et mouvements tout au long de la crise sanitaire, vous appuyant souvent sur un investissement déjà présent.
Nous avons pu faire mémoire, par le témoignage, le partage et l’espérance, merci pour la dynamique de solidarité qui se joue là et qui reste absolument nécessaire dans les temps qui viennent.

C'est donc avec plaisir et déterminés que nous avons pu répondre à l'invitation de notre évêque,  Michel Dubost. Nous nous sommes retrouvés à près de 80  à la Cathédrale venant de 34 paroisses et d'une 10aine de mouvements.

           Samedi dans son mot d'accueil, Michel Dubost, constatant que la Covid pouvait avoir des conséquences sociales au-delà de la fin du confinement, a posé la question :   Maintenant que voulons-nous faire ? précisant que la contemplation n’a de sens que si nous nous laissons envahir par l’esprit du Christ centré sur la dignité de l’homme. Que chacun ait sa place dans la société pour que la société soit composée de gens responsables quelle que soit leur situation. Notre rôle est de les aider à prendre cette place. 
Il nous aussi a invité à regarder, ensuite à remarquer, soulignant que le plus difficile est de remarquer les personnes qui ne veulent pas être remarquées, alors qu’autour de nous existe une solitude importante : personnes âgée, jeunes (15% d’entre eux éprouvent la solitude), femmes seules, enfants des rues, gens du voyage,  migrants, étudiants...

Maintenant nous voilà donc à retourner dans nos paroisses et mouvements pour répondre à ce qu’a exprimé Michel Dubost comme un envoi : « une supplication : parler de ces questions dans nos communautés paroissiales. Toute la communauté doit se préoccuper de l’attention aux pauvres. »

Merci et belle suite dans vos communautés de vie et de partage.

Amitiés, Luc Champagne

Groupe solidarité

Rencontre du samedi 12 septembre 2020

Groupe de partage – notes Philippe Brès

Participants du groupe :

Marie-Pierre, Conférence St Vincent de Paul paroisse de la Ste Trinité – Anna-Chiara, jeune Ste Trinité – Paul Bras, Conférence St Vincent de Paul St Didier au Mont d’Or-Limonest – Marie-Hélène Leborgne, Vaise – Geneviève Astier, responsable de la pastorale des personnes handicapées – Fabienne de Souza, Sappel – Philippe Brès, Sappel

Ce qui s’est fait et vécu pendant le confinement :

Conférence St Vincent de Paul :

            Marie-Pierre :

            on ne pouvait plus visiter les personnes, on a gardé les liens par téléphone. On a aussi noué des liens avec le CCAS, la banque alimentaire,… L’infirmière du CCAS nous a appelés pour que nous puissions aider de nombreux jeunes qui n’avaient plus de petits boulots et donc rien à manger. Mais la distribution alimentaire c’est épuisant : 20 à 25 personnes à livrer par semaine, de l’ordre de 250 à 300 kgs par semaine !

            Réaction d’un des participants : La remarque de Pierre Keller concernant la distribution de repas « versus » la distribution de « tickets-bons » est intéressante à soulever ici : il y a moins de distribution alimentaire à faire et on respecte la liberté de chacun de se confectionner lui-même son repas… pour ceux pour lesquels cela est possible !

            Paul :

            On faisait des visites, de l’accompagnement, du soutien scolaire, des maraudes. Cela s’est arrêté avec le confinement. On a maintenu le lien par le téléphone.

Anna-Chiara :

            au début du confinement, nous avons appelé tous les paroissiens pour récolter les numéros de téléphone de personnes seules, leur téléphoner et évaluer les besoins. 25 personnes se sont portées bénévoles pour cela, en plus de ceux de la Conférence St Vincent de Paul. Le Secours Catholique nous a aussi contactés pour aider des personnes isolées. Les tâches ont été réparties en fonction des bénévoles (selon l’âge souvent) pour des courses, appeler chaque semaine, d’autres tâches encore.

            On a créé « SOS Trinité » avec une ligne téléphonique. Des affiches éraient déployées dans le 8ème avec le numéro de téléphone. Des jeunes se sont mobilisés aussi, c’était très beau.

Marie-Hélène Leborgne :

            Je coordonne sur la paroisse les équipes qui vont dans les maisons de retraite. Pendant le confinement, le premier travail a été de garder le lien avec les équipes puis de lancer une dynamique paroissiale d’appels téléphoniques.

Geneviève Astier :

            ça a été très compliqué de garder des liens pendant le confinement avec les personnes handicapées : les personnes aveugles ne pouvaient pas toucher, les personnes sourdes ne pouvaient communiquer que très difficilement avec le masque (pas possible de lire sur les lèvres), il n’y avait plus de visites, plus de temps en groupe possible.

            On a conservé les liens qu’on pouvait par téléphone, par internet… Et la remise en route, jusqu’à aujourd’hui, c’est très compliqué !

Fabienne de Souza :

            Le Sappel a été un soutien extraordinaire. Moi je n’ai plus de famille, le Sappel c’est comme une famille pour moi. Confinée, j’étais stressée, comment vivre le confinement sans ce soutien ?

            J’ai été très émue de pouvoir lire devant des gens.

Pour la suite :

            Pastorale des personnes handicapées :

            reprendre des rencontres en présentiel pour renouer et garder les liens. Mais cela reste une question de maintenir ce lien car ce n’est pas gagné de partout de pouvoir reprendre !

            Comment rejoindre ceux qui ne font pas de bruit, ceux qu’on n’entend pas ? C’est une vraie question pour les paroisses. Cette année, notre objectif c’est de trouver un référent par paroisse de la pastorale des personnes handicapées.

            Avec les EHPAD :

            certaines personnes nous ont fait cette remarque : c’est merveilleux, on s’occupe plus de nous qu’avant ! Mais ceux qui sont seuls chez eux et pas en EHPAD, comment les rejoindre ? D’où l’importance de bâtir des liens, de créer des réseaux dans les paroisses avec des associations, des mairies, …

            Marie-Hélène Leborgne, en paroisse :

            c’est difficile de mobiliser sur tout cela, on n’a pas les ressources. Je m’épuise un peu. Comment mobiliser ? Faire appel aux associations, aux mouvements ?

            Sainte Trinité :

            on continue SOS Trinité, mon nom (Anna-Chiara) est donné dans la paroisse. On travaille pour répondre aux besoins spécifiques : les personnes isolées, celles qui ont des idées noires. C’est sous la forme d’une cellule d’écoute. On prévoit aussi un accueil différent dans l’église.

            Fabienne :

            moi avec mes voisins, dans mon quartier, j’ai monté un groupe avec lequel on faisait des goûters l’été et l’hiver. On attendait que les enfants sortent de l’école, on pouvait tricoter, broder, … Mais ce n’est plus possible avec le COVID, et les gens ont du mal à comprendre qu’on ait arrêté.

            Il faudrait essayer d’accompagner des jeunes qui veulent s’en sortir en faisant des études.

            Le Sappel :

            on a repris nos rencontres en respectant les gestes barrière. Cet été, on a adapté nos propositions en organisant simplement des journées fraternelles de rencontres, de partages (sur des thèmes, sur la Bible,…), de création artistique. On va s’adapter aux nouveaux contextes pour continuer à vivre une fraternité qui tient ensemble, qui relève chacun.

 

« Tends ta main aux pauvres. » Si. 7,32

Titre du  message pour la Journée mondiale des pauvres du pape François, le 15 novembre 2020 

Retour de la rencontre du 12 septembre 2020 à la cathédrale Saint Jean de Lyon

« Il faut que dans les paroisses nous ne soyons pas seulement des individus qui fassions quelque chose, mais qu’aussi agisse la paroisse en tant que communauté. Être chrétien en effet, c’est écouter ( le cri de la Terre – le cri du pauvre) ; c’est agir ; c’est oser dire au nom de qui nous agissons. Nous ne sommes pas seuls : pour écouter il faut être avec les autres ; pour agir, il faut être ensemble. »

C'est par ces mots que notre évêque, le Père Michel Dubost, a accueilli les 80 représentants des 35 paroisses et de la 10aine de mouvements qui ont souhaité partager la dynamique solidaire qui a été à l’œuvre dès le début de la crise sanitaire.

Rappelant la parole du Pape François selon laquelle la solidarité est précisément une voie pour sortir meilleur de la crise, le Père Éric Mouterde a introduit les différents témoignages proposés à l’assemblée dont il se dégage deux lignes directrices : la joie de servir et la joie d’aimer. Entre vidéos et prises de paroles nous avons découvert la paroisse de Vaugneray qui s'est lancée dans la confection de blouses pour les hôpitaux et la distribution de masques ; le Secours Catholique a fait témoigner une jeune femme migrante qui a été aidée et soutenue durant le temps du confinement ; la Communauté du Sappel à Vénissieux a fait témoigner une jeune femme handicapée et sous tutelle ; Notre Dame des sans abri a donné la parole aux  gens de la rue ; un membre du Service évangélique des malades nous a dit ses visites à domicile ; enfin un migrant a pris la parole avec l'Aclaam, la cellule Migrants du diocèse…

L’assemblée s’est répartie ensuite par petits groupes pour que chacun fasse part de son expérience à la lumière des deux questions suivantes :

1 - Avec qui, comment et en quoi la crise sanitaire a-t-elle stimulé votre paroisse ou votre mouvement dans l’attention aux plus fragiles ? 

2 - Pour la suite, face à la crise économique et sociale qui se profile, quelle dynamique, quels moyens allez-vous mettre en œuvre pour poursuivre cette attention aux plus fragiles ?

A la 1ère question on peut repérer bien des initiatives ont été conduites en lien avec d'autres associations chrétiennes ou non, mais aussi avec les services des mairies. Ces initiatives solidaires ont été souvent la poursuite d'un travail déjà entrepris, mais la crise a aussi stimulé des nouvelles initiatives. Dans certains cas ce temps très particulier a permis à bien des personnes de se lancer dans des actions d'aide, mais on doit aussi noter que certaines associations ont dû cesser leurs activités car souvent animé par des personnes que leurs fragilités, leur âge obligeaient à rester confinés.

Reste que tout cela a permis des actions à « la Prévert », tant les initiatives ont été diverses selon les paroisses ou les mouvements, selon les possibilités et les moyens des uns et des autres, selon les publics qui ont pu être rejoints… Ainsi le soutien scolaire auprès des jeunes migrants, les efforts liturgiques par vidéo dans le temps de confinement, les maraudes pour apporter des repas et produits d'hygiène aux gens de la rue, les appels téléphoniques aux personnes seules, les affiches dans les halls d'immeubles pour dire les disponibilités pour les courses, les informations données pour rejoindre des organismes d'aides ou de soutien comme les CCAS, la confection de colis solidaires en lien avec des producteurs locaux, des courriers aux prisonniers ou aux résidents d'Ehpad, l'ouverture d'une nouvelle structure d'accueil pour des femmes seules avec enfants, travail d'aide en lien avec les services sociaux des mairies, la création d'un accueil de jour ouvert une fois/semaine..., trouver l’équilibre entre l’aide directe et la mise à disposition de chèques-service…

Mais il faut cependant souligner que des difficultés ont surgi pour rejoindre des personnes isolées car non repérées, ou non joignables. Si Internet a été un outil utile, son absence, chez certains, a contribué à les marginaliser encore, notamment pour les enfants qui n'ont pas pu être rejoints par leurs enseignants ou pour certaines personnes âgées. La distanciation sociale met en  difficultés aggravées les sourds et les aveugles dans leurs relations sociales.

A la 2ème question, en fait, nous avons essayé de répondre en même temps à cette interpellation de Michel Dubost qui a lancé : « Et maintenant que voulons-nous faire ? » « Nous » ce sont les paroissiens et les membres de nos mouvements ; mais « nous » c’est aussi nous et les autres acteurs de la solidarité que nous savons rejoindre dans la vie de la société ; « nous » c’est aussi nous et les personnes en précarité qui sont aussi acteurs de leur vie.

Dans cet esprit commun les petits groupes ont donc ouvert des pistes : conforter ou ouvrir des pôles Solidarité dans nos paroisses ; se libérer des peurs, s’ouvrir à la dimension spirituelle de la charité ; s’appuyer sur celles et ceux qui se sont engager lors du confinement ; poursuivre les actions nouvelles initiées pendant cette période : confections de paniers solidaires, visites dans les Ehpad et à domiciles, poursuivre les trocs services / compétences ; travailler à rejoindre les « invisibles » isolés, étrangers, personnes âgées, malades, mères célibataires.. ; commencer à penser les conséquences de l’hiver sur les plus démunis ; donner leur place aux jeunes avec leur propre approche de l’engagement ; voir les possibilités  des entreprises pour que les salariés donnent de leur temps et/ou qu’elles mettent à disposition des logements ; nécessité de retrouver des contacts en présentiel pour des relations plus chaleureuses ; trouver un référent par paroisse pour la pastorale des personnes handicapées ou isolées ; création de cellules d’écoute dans les paroisses ; créations de journées fraternelles de rencontres, de partages (sur des thèmes, sur la Bible, …), de création artistique…

Comme envoi, le Père Michel Dubost nous a invité d’abord à regarder, ensuite à remarquer, car le plus difficile est de remarquer les personnes qui ne veulent pas être remarquées. Il faut donc de la créativité : Soyons des chercheurs qui créent le lien, dit-il, mais attention : il s’agit de s’engager dans la durée. 

Voir aussi son message : « Laissez-moi vous parler d’amour. »

Merci à toutes celles et ceux qui ont permis ce compte rendu, notamment Irène Madzar et Jean Michel Ghinsberg 

Déclaration du Conseil des Mosquées du Rhône :

A la suite du dernier attentat de Nice, ou un jeune terroriste a tué sauvagement trois personnes dans la cathédrale, beaucoup de musulmans ont tenu à dire leur indignation et leur solidarité aux chrétiens. C’est ainsi qu’une délégation de fidèles de la salle de prière de la grande rue de Saint-Clair a participé à la messe du 1 er novembre à 10h en l’église Saint-Romain. Ils ont lu à l’assemblée une déclaration publiée par les principaux responsables des mosquées du Rhône. Nous vous partageons ce texte.

Père Christian DELORME

Le terrorisme vient une fois de plus frapper notre pays, une fois de plus notre pays pleure des êtres chers, qui ont été enlevés à leurs familles, à leurs amis. 

Ce crime que chacun d’entre nous condamne avec la force du désespoir, nous interpelle en tant que croyants et citoyens de ce pays car il nous rappelle l’assassinat horrible dont a été l’objet le Professeur Samuel Paty la semaine dernière. 

Nous avons été nombreux à dénoncer ce crime, nous le serons encore plus aujourd’hui à le faire, car ces deux crimes, ont touché des institutions symboles de notre société, l’Ecole Républicaine et l’Eglise Catholique. En agissant contre ces institutions c'est à l'essentiel du vivre ensemble à quoi l'on a voulu attenter.

Le Conseil des Mosquées du Rhône (CMR) condamne avec force l'odieux attentat terroriste, qui a visé des personnes qui célébraient leur foi à la basilique Notre Dame de Nice, 

Dans ces circonstances tragiques, nos pensées vont d'abord aux familles des victimes, ainsi qu'à l'ensemble de la communauté catholique qui vient d’être durement éprouvée par l’horreur de ce crime.

Le CMR appelle la communauté Musulmane à manifester sa solidarité avec les catholiques de la basilique Notre Dame de Nice et à la communauté catholique de notre pays, durement éprouvée par ce crime 

Devant l’abjection de ces crimes, nous lançons un appel à l'union nationale de tous les Français pour briser ce climat de haine et de violence que certains s'évertuent à entretenir dans notre pays. 

Notre pays a toujours su dans les moments difficiles de son existence faire face à l'adversité rester debout, solidaire et fraternel.

Par signe de solidarité avec la communauté catholique qui s’apprête à célébrer la toussaint, le CMR a décidé de suspendre toutes les festivités qui étaient programmés aujourd’hui et demain prévues pour célébrer la naissance du prophète de l’Islam Mohamed.