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Editoriaux mensuels

Edito de Juillet-Août 2018

Ce temps, Seigneur, je veux le vivre avec toi !

Voici le moment que l'on dit des « vacances »,

celui des congés payés et des écoles qui restent fermées.

Peut-être partirai-je me reposer ailleurs,

ou peut-être, au contraire, resterai-je chez moi ?

Dans tous les cas, Seigneur, ce temps je veux le vivre avec toi !

 

J'ai trop couru cette année. Je me suis trop battu avec le temps.

En bien des instants, j'ai eu conscience de ne plus m'appartenir,

et de n'appartenir finalement à personne.

Je me suis senti souvent « mangé », « dévoré », mais rarement librement donné.

Seigneur ! aide-moi à me retrouver, et à te retrouver par la même occasion!

 

Il est beau le monde que tu as créé, ô Mon Dieu !

Je veux pouvoir m'arrêter pour mieux le contempler.

Je veux écouter chanter les oiseaux et me rassasier du spectacle des fleurs.

Je veux pouvoir boire l'eau des sources, et laisser la brise du soir me caresser le visage.

Lire les signes de ta présence, Seigneur, dans tout ce qui vit !

 

Nul besoin, pour cela, de parcourir beaucoup de kilomètres, même si ce n'est pas interdit.

Point de nécessité de dépenser beaucoup d'argent, surtout si mes ressources sont modestes.

Aucune obligation à rechercher les lieux les plus huppés et les plus renommés.

Pas d'injonction à faire la course aux activités.

Simplement pouvoir me poser, Seigneur, et prendre refuge en toi !

 

Entrer dans une église, juste pour pouvoir te dire que je t'aime.

Au pied de l'autel, déposer mes fardeaux.

Dans le silence, t'entendre me parler.

Dans la pénombre, laisser mon cœur s'ouvrir aux intentions du monde.

Accueillir simplement ta Paix, ta Force, ta Joie, Seigneur !

 

Dormir, dormir, en rêvant de toi.

Ne rien faire, comme toi au septième jour de la Création.

Ou bien prendre le temps de visiter et celui de recevoir.

Partager le pain de l'amitié et les rires des bienheureux.

Être vraiment en vacances, Seigneur, mais avec toi !

                                                                                                                      Christian Delorme

 

 

 

Jubilé Père Christian DELORME 40 ans de sacerdoce

 

"Pour ma part, j'ai été particulièrement sensible à la ferveur communautaire, chantante et priante de l'office dominical : certains silences étaient d'une intensité profonde.

Cette journée m'a paru tout à fait en écho avec la parabole du Bon Pasteur que l'Évangile du jour nous proposait. Fasse que nos prières pour la Journée Mondiale des vocations soient exaucées.

Ce fut un joli moment de fraternité, une belle messe concélébrée par le Père Jean Peycelon, l’ami fidèle, entouré également d’anciens paroissiens qui, comme nous, sont sensibles à la délicatesse du Père Christian envers toutes les sensibilités et pendant laquelle, humblement, il s’est défendu « d’être notre pasteur » « car il n’y a qu’un seul Pasteur : le Christ.»

Après avoir levé le verre de l’amitié suite à la lecture d’un court discours bien senti, nous nous sommes régalés d’un buffet préparé par les paroissiens. Chacun a eu droit à une petite attention, une note d’humour, ou un geste affectueux du père Christian qui s’est prêté avec sourire et simplicité aux photos, au moment du gâteau d’anniversaire.

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Edito de Décembre 2017

A l'approche de Noël : 

Habillons notre cœur de joie ! 

Il fait jour trop tard et nuit trop tôt… Grisaille, froid, pluie sont devenus notre lot quotidien… Les premières attaques de grippe ont eu lieu, et d’autre se préparent… Beaucoup ont le moral… « dans les chaussettes » ! Pas facile, en effet, dans ce contexte de raréfaction de la lumière naturelle, de garder le cœur en joie et d’avoir le sourire aux lèvres ! « Vivement que revienne le printemps ! », sommes-nous tentés de penser, alors que les rigueurs de l’hiver, pourtant, ne sont pas encore survenues.

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Edito de Novembre 2016

On les met où, les pauvres ? 

Ces derniers jours, les médias ont attiré notre attention sur le démantèlement de ce qui a été appelé « la jungle » de Calais (mot bien malheureux, puisqu'il pouvait laisser penser que ses habitants étaient des animaux sauvages...). En moins de trois jours, quelque six mille demandeurs d'asile, venus pour la plupart de l'Afghanistan, du Proche-Orient (Irak, Syrie) et de l'Afrique (Erythrée, en particulier), ont été envoyés, avec leur consentement, en divers lieux de France et placés dans des centres d'accueil d'urgence. Au même moment, nous apprenions par les mêmes médias, que plus de trois mille autres demandeurs d'asile vivaient depuis plusieurs mois sur les trottoirs de la Place Stalingrad à Paris, et qu'il allait falloir, là aussi, les installer dans des centres d'hébergement, en région parisienne et ailleurs, avant que ne surviennent les grands froids de l'hiver. Selon la Mairie de Paris, chaque jour arriveraient sur la capitale environ cinquante à cent nouveaux « migrants » (terme générique associant demandeurs d'asile pour des raisons politiques ou de guerres et migrants économiques). En région parisienne, quelque cent mille personnes, déjà, sont hébergées dans des structures d'accueil d'urgence (dont des milliers de chambres d'hôtels payées sur des fonds publics). En région lyonnaise, la pression migratoire est plus faible, des structures d'accueil très compétentes existent depuis longtemps, et cependant notre agglomération compte elle aussi plusieurs centaines de personnes abandonnées à la rue, qui se protègent comme elles le peuvent, en particulier dans des bidonvilles qui risquent à tout moment de prendre feu et où se développent gale, vermine et rats, dans des squats insalubres, ou sur des bouts de trottoir...

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Edito d'Octobre 2016

Notre pèlerinage paroissial du 16 octobre à Fourvière 

En cette Année Jubilaire de la Miséricorde décrétée par le pape François (qui va s'achever le 20 novembre prochain), les paroisses ont été invitées à effectuer différentes démarches, dont un pèlerinage en un des lieux où a été ouverte une « porte sainte ». Le pèlerinage vers un lieu spécialement destiné à accueillir des pèlerins, image du chemin que chacun parcourt lors de son existence, nous dit que la Miséricorde est un but à atteindre. Et le passage par une porte décrétée « sainte » par l'autorité ecclésiale, indique la volonté du pèlerin de se laisser transformer, purifier, convertir.

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